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Monsieur l'Ambassadeur,
Je suis heureux d'accueillir Votre Excellence en cette circonstance solennelle de la présentation des Lettres qui L'accréditent en qualité d'Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Bulgarie près le Saint-Siège. Je vous remercie, Monsieur l'Ambassadeur, pour les paroles aimables que vous m'avez adressées. En retour, je vous saurai gré de bien vouloir exprimer au Président de la République, Monsieur Georgi Parvanov, mes voeux cordiaux pour sa personne ainsi que pour le bonheur et la réussite du peuple bulgare.
Je me félicite, à mon tour, des bonnes relations qu'entretiennent la Bulgarie et le Saint-Siège, dans la dynamique créée par le voyage de mon prédécesseur le Pape Jean-Paul ii dans votre pays en 2002. Ces rapports méritent d'être intensifiés encore et je me réjouis d'entendre votre souhait d'oeuvrer avec ardeur pour les renforcer et en élargir le champ.
En cet automne, nous célébrons le vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin qui a permis à la Bulgarie de faire le choix de la démocratie et de retrouver des relations libres et autonomes avec l'ensemble du Continent européen. Je sais que votre pays consent aujourd'hui des efforts importants en vue d'une intégration encore plus forte dans l'Union européenne dont il fait partie depuis le 1 janvier 2007. Il est important que dans ce processus de la construction européenne chaque peuple ne fasse pas le sacrifice de sa propre identité culturelle, mais trouve au contraire les moyens de lui faire porter de bons fruits qui viendront enrichir l'ensemble communautaire. En raison de sa situation géographique et culturelle, il est particulièrement heureux, comme vous venez de l'exprimer, que votre Nation n'ait pas seulement le souci de sa propre destinée, mais qu'elle manifeste une grande attention aux pays qui sont ses voisins et travaille à favoriser leurs liens avec l'Union européenne. La Bulgarie a ainsi indubitablement un rôle important à jouer dans la construction de relations apaisées entre les pays qui l'environnent, ainsi que dans la défense et la promotion des droits de l'homme.
Comme vous l'avez également souligné à l'instant, cette préoccupation pour le bien commun des peuples ne peut se limiter aux frontières du Continent, il est aussi nécessaire d'être attentif à créer les conditions d'une mondialisation réussie. Pour que celle-ci puisse être vécue positivement, il faut en effet qu'elle puisse servir "tout l'homme et tous les hommes". C'est ce principe que j'ai voulu souligner avec force dans ma récente Encyclique Caritas in Veritate. Il est essentiel en effet que le développement légitimement recherché ne concerne pas le seul domaine économique, mais prenne en compte l'intégralité de la personne humaine. La mesure de l'homme ne réside pas dans son avoir, mais dans l'épanouissement de son être selon toutes les potentialités que sa nature recèle. Ce principe trouve sa raison ultime dans l'amour créateur de Dieu, que révèle pleinement la Parole divine. En ce sens, pour que le développement de l'homme et de la société puisse être authentique, il doit nécessairement comporter une dimension spirituelle (nn. 76-77). Il réclame aussi de la part de tous les responsables publics une grande exigence morale vis-à-vis d'eux-mêmes afin de pouvoir gérer la part d'autorité qui leur est confiée, de manière efficace et désintéressée. La culture chrétienne qui imprègne profondément votre peuple n'est pas uniquement un trésor du passé à conserver, mais tout autant le gage d'un avenir vraiment prometteur en ce qu'il protège l'homme des tentations qui menacent toujours de lui faire oublier sa propre grandeur ainsi que l'unité du genre humain et les exigences de solidarité qu'elle implique.
C'est animée de cette intention que la communauté catholique en Bulgarie désire oeuvrer à la réussite de toute la population. Ce souci partagé du bien commun constitue l'un des éléments qui devrait faciliter le dialogue entre les diverses et nombreuses communautés religieuses qui composent le paysage culturel de votre antique Nation. Ce dialogue, afin d'être sincère et constructif, requiert une connaissance et une estime réciproque que les pouvoirs publics peuvent grandement favoriser par la considération qu'ils portent eux-mêmes aux différentes familles spirituelles. Pour sa part, la communauté catholique exprime le souhait d'être généreusement ouverte à tous et de travailler avec tous; elle le démontre concrètement à travers ses oeuvres sociales dont elle ne veut pas réserver le bénéfice à ses seuls membres.
C'est de façon chaleureuse que, par votre intermédiaire, Monsieur l'Ambassadeur, je souhaite saluer les évêques, les prêtres, les diacres et tous les fidèles qui forment la communauté catholique de votre Pays. Je les invite à considérer les grandes richesses que Dieu, dans l'étendue de sa miséricorde, a mises dans leurs coeurs de croyants et, pour cette raison, à s'engager avec audace, à travers une coopération aussi étroite que possible avec tous les citoyens de bonne volonté, à témoigner sur tous les plans de la dignité que Dieu a inscrite dans l'être de l'homme.
Au moment où Votre Excellence inaugure officiellement ses fonctions auprès du Saint-Siège, je forme les souhaits les meilleurs pour l'heureux accomplissement de sa mission. Soyez sûr, Monsieur l'Ambassadeur, de toujours trouver auprès de mes collaborateurs l'attention et la compréhension cordiales que mérite votre haute fonction ainsi que l'affection du Successeur de Pierre pour votre pays. En invoquant l'intercession de la Vierge Marie et des saints Cyrille et Méthode, je prie le Seigneur de répandre de généreuses bénédictions sur vous-même, sur votre famille et sur vos collaborateurs, ainsi que sur le peuple bulgare et sur ses dirigeants.
Questa la traduzione italiana del discorso del Papa all'Ambasciatore.

Signor Ambasciatore,
Sono lieto di accoglierla in questa circostanza solenne della presentazione delle Lettere che l'accreditano come Ambasciatore straordinario e plenipotenziario della Repubblica di Bulgaria presso la Santa Sede. La ringrazio, signor Ambasciatore, per le cordiali parole che mi ha rivolto. In cambio, le sarei grato se volesse trasmettere al Presidente della Repubblica, il signor Georgi Parvanov, i miei voti cordiali per la sua persona e anche per la felicità e per il successo del popolo bulgaro.
Mi rallegro, a mia volta, delle buone relazioni che la Bulgaria e la Santa Sede intrattengono, nella dinamica creata dal viaggio del mio predecessore Papa Giovanni Paolo II nel suo Paese nel 2002. Queste relazioni meritano di essere intensificate e sono lieto di apprendere del suo desiderio di operare con ardore per rafforzarle e per ampliarne il campo.
Questo autunno celebriamo il ventesimo anniversario della caduta del muro di Berlino che ha permesso alla Bulgaria di fare la scelta della democrazia e di ristabilire relazioni libere e autonome con l'insieme del Continente europeo. So che il suo Paese sta compiendo oggi importanti sforzi in vista di una maggiore integrazione nell'Unione europea di cui fa parte dal 1º gennaio 2007. È importante che in questo processo di costruzione europea ogni popolo non sacrifichi la propria identità culturale, ma trovi al contrario i mezzi per farle recare buoni frutti, che arricchiranno l'insieme comunitario. Per la sua situazione geografica e culturale, è particolarmente apprezzabile il fatto che, come lei ha appena detto, la sua Nazione non si preoccupi solo del suo destino, ma mostri anche grande attenzione per i Paesi vicini e si adoperi per favorire i loro legami con l'Unione europea. La Bulgaria ha così indubbiamente un ruolo importante da svolgere nella costruzione di relazioni serene fra i paesi che la circondano, come pure nella difesa e nella promozione dei diritti dell'uomo.
Come lei ha altresì appena sottolineato, questa preoccupazione per il bene comune dei popoli non si può limitare al Continente europeo, ma è necessario anche essere attenti e creare le condizioni di una globalizzazione riuscita. Perché quest'ultima possa essere vissuta positivamente, è necessario in effetti che possa servire "ogni uomo e tutti gli uomini". È questo principio che ho voluto sottolineare con forza nella mia recente Enciclica Caritas in veritate. È essenziale in effetti che lo sviluppo legittimamente cercato non riguardi il solo ambito economico, ma tenga conto anche della persona umana nella sua totalità. Il valore dell'uomo non consiste in ciò che possiede, ma nello sviluppo del suo essere secondo tutte le potenzialità che la sua natura cela. Questo principio trova la sua ragione ultima nell'amore creatore di Dio, che rivela pienamente la Parola divina. In tal senso, affinché lo sviluppo dell'uomo e della società possa essere autentico, deve necessariamente implicare una dimensione spirituale (nn. 76-77). Richiede anche da tutti i responsabili pubblici che siano moralmente molto esigenti con se stessi, al fine di potere gestire la parte di autorità che viene affidata loro in modo efficace e disinteressato. La cultura cristiana che pervade profondamente il vostro popolo non è solo un tesoro del passato da custodire, ma anche il pegno di un futuro veramente promettente in quanto protegge l'uomo dalle tentazioni che minacciano sempre di fargli dimenticare la propria grandezza, come pure l'unità del genere umano e le esigenze di solidarietà che essa comporta.
Animata da questa intenzione, la comunità cattolica in Bulgaria desidera operare per il successo di tutta la popolazione. Questa preoccupazione condivisa del bene comune costituisce uno degli elementi che dovrebbero facilitare il dialogo fra le diverse e numerose comunità religiose che compongono il paesaggio culturale della sua antica Nazione. Questo dialogo, per essere sincero e costruttivo, richiede una conoscenza e una stima reciproche che i poteri pubblici possono favorire ampiamente con la considerazione in cui essi stessi tengono le diverse famiglie spirituali. Da parte sua, la comunità cattolica formula il voto di essere generosamente aperta a tutti e di lavorare con tutti; lo dimostra concretamente attraverso le sue opere sociali i cui benefici non vuole riservare ai suoi soli membri.
È in modo caloroso che, per mezzo di lei, signor Ambasciatore, desidero salutare i vescovi, i sacerdoti, i diaconi e tutti i fedeli che formano la comunità cattolica del suo Paese. Li invito a considerare le grandi ricchezze che Dio, nella sua immensa misericordia, ha posto nei loro cuori di credenti e, per questa ragione, a impegnarsi con audacia, attraverso la cooperazione più stretta possibile con tutti i cittadini di buona volontà, a rendere testimonianza, a tutti i livelli, della dignità che Dio ha inscritto nell'essere dell'uomo.
Mentre lei, Eccellenza, inizia ufficialmente la sua missione presso la Santa Sede, formulo i miei voti migliori per il suo felice compimento. Sia certo, signor Ambasciatore, di trovare sempre presso i miei collaboratori l'attenzione e la comprensione cordiali che la sua alta funzione merita, come pure l'affetto del Successore di Pietro per il suo Paese. Invocando l'intercessione della Vergine Maria e dei santi Cirillo e Metodio, prego il Signore di effondere generose benedizioni su di lei, sulla sua famiglia e sui suoi collaboratori, e anche sul popolo bulgaro e sui suoi dirigenti.

(©L'Osservatore Romano - 1 novembre 2009)